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 "Ce qui tombe du ciel, ce n'est pas de la pluie..."

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Amaya Sakae

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MessageSujet: "Ce qui tombe du ciel, ce n'est pas de la pluie..."   Dim 1 Aoû - 17:03

Lieu: Village dont j'ignore le nom.
Date: 8 juin ****, dans la nuit.

Rien de spécial à noter aujourd'hui enfin...c'est que je ne me souviens plus de rien, j'ai juste constaté quelques égratignures aux jambes de Reisei, mon étalon que j'ai soigné rapidement. J'ai laissé la place à Ai et ce soir après avoir mangé, nous avons parlé franchement. Les sujets la concernaient tous elle. En fait, je viens de me réveiller mais pas vraiment d'un sommeil, plutôt d'une léthargie où je pus voir ses souvenirs. Des souvenirs qui ont achevé de m'inquièter à propos d'elle. J'ai vu ce qu'elle faisait de mon corps en mon absence, jusqu'où là maitrise qu'elle en avait pouvait aller et à vrai dire, elle y a plus sa place que moi. Les pouvoirs, les transformations, toutes ses connaissances en la matière me surpassent de loin. Est-ce seulement étonnant? Etonnant pour moi qui refuse obstinément toute confrontation?
Par ailleurs, cela m'a aidé à constater sa puissance bien que je n'accepterais jamais le fait qu'elle n'impose pas de limites à ses attaques, tuant souvent ses ennemis.

Mais ma réflexion ne s'arrête pas là. Tout d'abord Ai a accepté de me révéler une chose qu'elle m'a caché depuis le premier jour: son vrai prénom. En effet, chaque nom a une signification et elle a préféré dire s'appeler "Ai" , l'amour, pour tromper les autres. Car grâce à mon corps qu'elle empruntait, on ne pouvait s'imaginer rien d'autre qu'une jeune femme fragile quand on la voyait alors le prénom ne faisait que renforcer tout cela. Mais son vrai prénom, celui qu'elle s'est toujours connue bien qu'elle ignore ses propres origines: Aika, la lamentation.
Cette découverte m'a donné une toute autre image de celle qui est depuis plus de deux siècles ma compagne car je me suis mise à l'imaginer triste, mélancolique ayant enfin compris et ressentis les sentiments. L'imaginer? Je ne me suis pas arrêtée là bien qu'il soit tard et que tout être humain devrait être en train de dormir mais je n'en étais pas une alors j'ai poussé mon imagination jusqu'à me la représenter Elle, Ai, en tant que personne faites de chair. Une personne que je pourrais voir sans me regarder à la surface d'une eau, toucher sans me toucher moi même et à qui je pourrais parler à voix haute sans qu'on me prenne pour la dernière des mécréantes, tellement usée par je ne sais quel raison que je me mettrais à me parler toute seule.
Voilà pourquoi j'écris ces lignes, sur ce rouleau pour ne pas oublier car me connaissant je sais que demain matin, ou après demain, je chercherais désespérément ce à quoi j'avais pensé en me l'imaginant. Pour commencer, sur le plan physique elle serait égale à n'importe quel humain, humaine en l'occurence. Ai possèdrait de longs cheveux noirs, un corps fin et gracieux revètus d'étoffes fines mais qui ne gènerait en rien sa liberté de mouvement. Intelligente et audacieuse, elle dirigerait un domaine avec habilité et le défendrait elle même armes à la main. Lorsqu'elle recevrait, elle afficherait sans aucune réserve toutes ses richesses ni même son corps, mettant même parfois des tenues jugées trop courtes pour la décence parmi les nobles.

En revanche, si nous venions réellement à nous séparer un jour, jignore laquelle de nous deux aura les pouvoirs. Bien sur, je lui donnerais volontiers les miens car elle saurait un faire un bon usage, meilleur que moi en tout cas sauf pour les soins mais la séparation est-elle seulement possible? Cela nous amène à la question de savoir QUI est réellement Ai et c'est une question à laquelle personne ne peut répondre exactement même pas moi... En tout cas, j'aimerais la voir, sincèrement. Peut être que ces fameux fragments de perle que Seisuiko cherche pourraient m'aider? Tout le monde semble voir en eux une puissance incomparable et nul autre chose, ça doit être vrai.



[Ai vue par Aya en tenue pour les rencontres officielles (gauche) et plus décontractée voire pour le combat (droite)]
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Amaya Sakae

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MessageSujet: Re: "Ce qui tombe du ciel, ce n'est pas de la pluie..."   Jeu 12 Aoû - 18:28

*Message inscrit sur le parchemin externe du rouleau, le premier, ce dernier est composé de six parchemins*

Ce qui suit sur le prochain parchemin, ne devra être lu que par Amaya Sakae, ryûkosui du Mont Hakurei, suivante et confidente de la princesse Seisuiko Kugimiya, chef du clan Karyû no seisui.

*Texte écrit sur les cinq rouleaux suivants*

Bien qu'Amaya ignore tout de mon passé et même mon origine, cela ne veut pas dire que je n'en ai pas. Si je lui ai déclaré également que j'ignorais l'orgine de mon existence c'est que j'ai quelque chose à cacher mais j'ai bel et bien existé autrefois, avec mon propre corps, mes propres souvenirs qui heureusement, me sont restés, ma propre histoire. Je vais la raconter maintenant, profitant d'une pause près d'une rivière pour l'écrire afin qu'Amaya apprenne un jour la vérité sur celle qui a envahit son esprit sans demander son accord.


Si je me souviens bien, je suis morte à l'âge de 746 ans. Vous devez donc l'avoir deviné, j'étais une youkai également. Je suis venue au monde en Chine, la capitale de la culture à cette époque, et aujourd'hui encore si je ne m'abuse. Le Japon venait tout juste de connaitre l'écriture grâce à nos moines partis prècher les croyances humaines dans ce pays voisin. Je me nommais Yin Ren, "La lame de l'ombre", celle qui était faite pour tuer. J'étais en Chine, l'équivalent des ninja au Japon, des assassins de l'ombre. Mais contrairement à ce pays, les humains et youkai ne cherchaient pas nécessairement à s'entretuer bien qu'une rivalité demeurait et que certains, comme moi, ne pouvait supporter un membre de l'autre race. Néanmoins, je servais la famille d'une femme chef de clan. Cette femme, Yue, était une dame de la Cour impériale et elle veillait à l'unité de l'empire.
En effet, les guerres n'étaient pas strictement entre humains et youkai mais entre clans qui comportaient à la fois des membres des deux races. Ce phénomène peut se voir également au Japon mais il reste tout de même beaucoup plus fort en Chine.

Notre tradition familiale était donc l'éducation de nouveaux tueurs. Nos pouvoirs étaient également parfaitement appropriés. Mon père possédait principalement la faculté de se fondre avec le décor tel un caméléon ou de se transformer en brume quant à ma mère, son sang était incroyablement toxique: un goutte dans une coupe suffisait à paralyser tout les muscles du corps. Mon pouvoir était d'injecter un poison mortel à mes victimes si mes pores arrivaient à entrer en contact avec leurs lèvres ou si je touchais une de leurs plaies. Il était donc récurrent que je les griffe au point de faire une petite coupure et ainsi injecter le poison qui arrêtait le coeur dans les deux heures qui venaient. Bien sur je ne sécrétais pas ce poison en permanence, j'en avais acquis le contrôle très rapidement et en général, je les limitais aux doigts. Je suivais deux éducations en même temps: celle de fille de bonne famille, suivante d'une importante dame de la Cour, et celle de future assassin avec tout ce que ela comporte: maniement armes, contrôle de ses propres facultés, utilisation de son envirronement pour devenir invisible. On me dit que j'étais prometteuse et à vrai dire j'en étais persuadée.
A mes 100 ans, je commis enfin mon premier assassinat avec succès. Evidemment, la femme de la Cour que je servais n'était plus mais je servais toujours la même famille, parfois même d'autres youkais qui étaient eux aussi leurs alliés.
Ma première victime fût un ex-fonctionnaire impérial, exilé de force après avoir détourné de l'argent des caisses de l'empire pour ses fonds personnels. Des espions avaient découverts qu'il tentait lui aussi d'assassiner quelqu'un, plus précisément celui qui avait découvert le pot-au-rose et ensuite provoqué une rebellion dans la capitale, immobilisant ainsi une grande partie de l'économie. Lui aussi avait quelques youkais à son service mais ils n'étaient pas vraiment puissants étant donné que les trois quarts des membres de son clan l'avait abandonné pour servir quelqu'un de plus offrant après sa destitution. Pénétrer dans son domaine n'était donc pas très compliqué. Il ne m'avait jamais vu, aussi me proposais-je à la porte principale comme nouvelle servante. Les gardes se montrèrent forts aimables quand ils virent le sake que j'apportais -contenant une potion pour endormir- et les atouts dont je disposais.
Là je dois expliquer de nouveau quelque chose. Physiquement, je suis née avec les cheveux bruns, des yeux indigos et des griffes très tranchants bien que courts. Je possédais également depuis ma naissance un tatouage qui partait du milieu de mon dos, en dessous de mes épaules, à mon nombril en passant sur le côté gauche. Ce tatoutage représentait un phoenix mais j'en ignorais l'origine, surement l'héritage d'un ancêtre. De mon père j'avais hérité d'une autre faculté: celle de modifier mon apparence mais dans une certaine mesure. Je pouvais donc changer la couleur de mes cheveux, de mes yeux, faire de mes griffes des ongles fins et blancs comme ceux des femmes de la Cour mais pas me métamorphoser en homme ni changer les traits de mon visage ou mes mensurations.
Dans ce cas là, mes yeux étaient devenus verts foncés et mes cheveux noirs quand à ma peau, normalement pâle, je l'avais faite un peu plus bronzée pour mieux rentrer dans mon rôle d'une femme qui travaillait. Néanmoins les vêtements que je portais m'allaient si bien qu'ils laissaient tout deviner et cela ne manqua pas aux gardes qui exigèrent que je les laisse toucher si je voulais entrer. Evidemment, de mes 15 ans d'apparence physique, voire 16-17, je me laissais faire et entrais. Le destitué m'accepta avec grand plaisir en voyant en moi un moyen de satisfaire ses pulsions d'homme dés qu'il le désirerait et bien sur je ne fis rien qui aurait pu lui faire dire que je ne voulais pas cela bien que son apparence soit absoulement affreuse. Homme ventripotent, il se disait victime d'une injustice et plus cultivé que ce qu'il était en réalité, de plus il était humain et ne savait rien faire d'autre que de donner des ordres, insulter les autres et se montrer arrogant tout en étant persuadé qu'il valait toujours mieux que les autres et qu'il donnait envie à toutes les femmes avec sa bouche tordue, ses dents à moitié pourries sans parler de son haleine.
J'entrai dans son jeu et jouait la femme choquée quand il tentait de relever les pans de ma robe ou de dénouer les noeuds tout en le provoquant de plus en plus. Je lui donnais quelques amuse-bouches avec mes doigts et à chaque fois que ces derniers effleuraient ses lèvres, je versai du poison en plus d'en imbiber la nourriture que je lui donnais et tout cela sans qu'il s'en rende compte. Heureusement, le poison que je créeais était à la fois incolore et inodore aussi il en ingurgita tellement que son coeur lâcha une demi heure - trois quarts d'heure après le début de notre 'jeu'. Je rentrai ensuite, en prenant soin de changer d'apparence une nouvelle fois et après avoir fait boire une autre potion aux gardes qui les rendrait amnésique. Tout cela avait été facile, sans compter que la rue où était la porte principale était faiblement éclairée. Le lendemain à la Cour on parla donc d'une rébéllion et d'un mouvement de grève stoppés net avec la mort naturelle -semblait-il- de son chef qui aurait succombé au déshonneur d'avoir été banni de la Cour malgré l'énergie qu'il avait mis au point dans cet élan de grève et l'organisation de cette rébellion. Dés ce jour, j'entrai donc officiellement au service de la famille Kou en tant que tueuse dans le privé, mais amie de la chef de clan, dame de la Cour.


Mais entrer à la Cour de la Cité Interdite, autrement dit, au Gynécée impérial, n'est pas de tout repos. Chaque femme est lavée plusieurs fois, rhabillée, parfumée... L'âge moyen d'entrer est de 13 ans mais pour moi on fit une exception mais je n'étais pas la seule, j'expliquerai tout plus tard. Cette exception malheureusement ne me fit pas soustraire aux multiples examens sous les yeux d'une femme âgée au regard sévère et en vêtement d'homme. En effet, aucun homme ne peut entrer au Gynécée si ce n'est l'Empereur lui même et quelques eunuques qui devaient servir les dames de cour aussi les femmes font tout, même l'administration. L'examun fut complet: on prit mon pouls, nota la couleur de mes yeux et de mes cheveux (qui étaient verts de jade et noir de jais), prit mon poids, la taille de mes seins, mes hanches, mes cuisses,... Et surtout on contrôla ma virginité et cela était même valable pour les youkai. L'examun se termina donc par ce mot "Vierge" qui était le vrai et dernier passeport dans la Cour latérale où toutes les femmes ou presque étaient regroupées. Je perdis mon nom de naissance pour hériter de l'officiel: Lao Ying "illusion, chimère" en rapport avec mes yeux de jade translucides et à ce que je serais dans cette cité: un fantôme, présente mais invisible et inconnue. Je faisais tout pour me fondre parmi ces dix milles femmes qui tentaient toutes d'attirer l'attention du Fils du Ciel. Et la vie là bas n'était pas des plus faciles...
Tout chez les femmes reflétait la grâce et l'indolence: la manière de manger, de marcher, de s'habiller. Le luxe transparraissait. Les brodures et les broches étaient d'or, de jade, d'argent. Les robes étaient de soie, de crêpe, de satin, de brocart, de mousseline, de gaze ou encore de velours. Nous nous connaissions surtout par nos titres car les variations de couleurs et objets portés indiquaient le rang ce dernier étant déterminé par le rang social d'où était issue la jeune fille. Le luxe des chambres était d'ailleurs proportionnel à ce rang. Pour ma part, j'étais considéré comme une concubine de troisième rang sur les 7 existants pour les concubines, 9 en incluant l'impératrice et l'impératrice douairière et possédais donc 6 suivantes tandis que la femme que je servais était concubine de premier rang et possédait 8 suivantes. Evidemment les miennes ne venaient quasi jamais car je n'en avais nullement besoin. Je dus aussi apprendre les manières à avoir, ou plutôt les réviser car à la Cité le naturel est considéré comme propre au peuple et l'élégance des mouvements n'apparait que dans la contrainte. Ces femmes ne sortaient jamais au soleil ou sous la pluie, leur chambre était tout le temps ouverte pour éviter qu'on ne croit qu'elles complotaient derrière leurs paravents fermés -et à vrai dire elles n'en avaient pas besoin pour le faire-. Des cours de philosophie, de rhétorique, de mathématiques, de littérature... étaient donnés pour les volontaires qui n'étaient pas très nombreuses d'ailleurs. Elles pouvaient même monter à cheval et pratiquer le tir à l'arc si elles le souhaitaient. Tout était bon pour tuer l'ennui et s'attirer les faveurs de l'Empereur. Ce "tout était bon" incluait bien sur les commérages, les empoisonnements etc... Surtout envers les "épouses secondaires" autrement dit, des concubines ayant donné naissance à des enfants mâles à l'empereur ou envers les enfants eux même. Mais malgré ces faits, la Cité Interdite restait magnifique, un palais dont la beauté des bâtiments et des femmes de la Cour qui y vivaient n'avaient pas d'égale, tout comme sa grâce et son harmonie.

De tout le Gynécée, je n'étais pas la seule youkai, et comme les humains restaient quand même récalcitrants à l'idée d'avoir un hanyou comme héritier du trône, l'Empereur était averti de nos identités. Il était le seul à l'être en dehors de nos seigneurs. En effet, les rivalités entre familles étaient sur plusieurs fronts. Mon devoir étant de protéger ma maîtresse en tout temps et tout lieu, on retrouvait donc parfois une concubine, tuée et de temps en temps elles étaient même plusieures car les relations entre "soeurs" étaient plus souvent charnelles que spirituelles et il ne devait rester aucun témoin. Il arrivait même que les évènements m'amènent à affronter un ou une autre youkai. En ce cas nous sortions de la Cité et combattions à l'extérieur et je ne revenais pas toujours indemne.
Plus haut, j'ai dit être inconnue. Cela fut vrai les cinquante premières années de ma vie dans le Palais. Après le décès de ma maitresse, je devais attendre d'en avoir une autre et donc éventuellement, quitter la Cité. J'admet que je l'aurais regretté m'étant attachée à ce luxe et cette manière de vivre. Je passais mes nuits dans le plus beau palais de la Terre et contrairement aux autres femmes, la nuit tombée je pouvais faire ce que bon me semblait. Quand je n'avais rien à faire, j'allais observer la ville ou la lune du haut du Palais de la Tranquilité Terrestre ou j'allais voir mes parents me tenir au courant. On pourrait croire que je me suis mise à apprécier les humains mais il n'en est rien. La mesquinerie dont ils faisaient preuve à la Cour m'écoeurait et seules quelques femmes instruites qui se tenaient à l'écart avaient obtenu mon respect. Mais pour revenir à mon semblant d'anonymat, il disparut quand l'Empereur demanda à me voir un soir. Naturellement, les autres femmes devinrent mes rivales, pensant que je deviendrais la future favorite. En réalité, le Fils du Ciel voulait que je me mette à son service désormais. Ayant entendu parler de moi lors de l'étouffement d'une rébellion un demi siècle auparavant, il souhaitait que je l'aide cette fois pour étouffer les complots contre lui.

Je parlais de cette proposition à mes parents qui me dirent d'accepter mais que cela n'engagerait que moi et non le reste de notre famille bien qu'ils me jugent trop jeune pour partir dans des assassinats de ce genre qui impliqueraient obligatoirement des affrontements avec d'autres youkais sans doute plus puissants. Je n'avais pas peur, au contraire. Prouve ma puissance encore et encore me plaisait énormément.

Ce fut le mode de vie que j'obtais pour le reste de ma vie, ou du moins pendant une grande partie. Les autres concubines tentèrent de me nuire en m'empoisonnant mais mon coprs produisant lui même du poison, il était immunisé aux autres aussi je ne présentais jamais rien d'anormal au niveau de ma santé. J'allais rejoindre l'Empereur dans son palais le soir et il me donnait la liste des personnes à m'occuper. Parfois cela nécessitait plusieurs mois avant que je ne parvienne à approcher ma victime mais je parvenais toujours à ce à quoi on m'avait engagée.
Puis à l'Empereur succéda une Impératrice, la première impératrice de Chine et je crois bien qu'elle sera la dernière vu la manière où elle a été outragée et oubliée par les hommes après sa mort. Ils se sont vengés d'une femme qui avait osé devenir empereur en occultant tout le bien qu'elle avait apporté au pays. Je haïs les humains encore plus et n'hésitaits plus à comettre de véritables massacres désormais même sans contrats à accomplir. Ma famille tentait en vain de me calmer sans compter que cette haine semblait paradoxale car causée à cause d'une humaine et dirigée vers les humains. Mais j'accordais peu d'importance à tout cela. Le fait est que je ne supportais pas qu'on outrage cette femme parce qu'elle était femme. Sur ce sujet j'étais une "excentrique" comme disait ma mère car même chez les youkais, les femmes devaient avant tout s'occuper des enfants et non des affaires des hommes comme le combat bien qu'elles y prenaient souvent part.
Ma mère mourut, je ne sais plus quelle année et cela ne me fit ni chaud ni froid. Dans l'entrainement d'un tueur, il y a peu de cours sur "éprouver des sentiments". Mon père continua à organiser le reste de notre famille tandis que dans mon domaine, je gérais mes propres affaires. Seigneur d'un domaine proche de la capitale, j'avais plusieurs autres youkais et humains à mon service qui se chargeaient de me transmettre les ordres du Fils du Ciel quand ce dernier avait besoin de moi. Pendant les quatre cents ans qui suivirent mon entrée au service de l'Empereur, je parcourus donc tout l'empire, tuant froidement mes victimes, m'alliant, trahissant même parfois. Je n'éprouvais aucun remords et m'estimait même satisfaite de ma vie. Sans maître pour me dicter ma conduite je faisais ce que bon me semblait en dehors de mes contrats. On ne me connaissait pas. J'étais une youkai, une suivante, une danseuse, une cuisinière, une chanteuse, une nourrice, une musicienne, une poétesse. J'étais Yin Ren, la lame qui sortait de l'ombre pour vous tuer, le poison dans vos veines. J'étais dans une certaine mesure nécessaire, voire vitale au maintien de l'empire mais inconnue de tout le monde et le resterais. Mais j'avais abandonné depuis longtemps ce souverain "Fils des Cieux" pour d'autres seigneurs, m'étant lassée des intrigues impériales.

L'année de mes 568 ans, je reçus un message d'un youkai se disant être prêt à trahir son clan, ennemi de ma famille, si j'acceptais de remplir certaines conditions. C'est ainsi que je me rendis chez ce jeune youkai un soir. Impossible de me rappeler si nous nous étions déjà vu bien que son nom me soit familier, je savais juste qu'il devait avoir à peu près mon âge, qu'il était assez puissant et qu'il était aussi un bon stratège.
en tenue assez...spéciale je dois dire: il s'agissait d'une espèce de robe blanche-violette qui laissait apparaitre ma poitrine relevée et était ouverte dés le bas de mon ventre sur le devant de manière à dévoiler mes jambes. En dessous de cette dernière se trouvait une autre violet foncée qui tenait en bustier et s'arrêtait à environ mi-cuisse tandis que l'autre descendait jusque mes chevilles. Cette tenue, bien qu'elle laisse nue mes épaules et la moitié de mon dos, assez pour qu'on puisse voir le haut de mon tatouage, me permettait de faire tout les mouvements que je souhaitais et de mettre aussi mon corps en valeur ce que j'adorais faire.
J'arrivais donc à son palais et étonnament, réussit à y entrer sans problèmes. Je supposais qu'il avait donné l'ordre de me laisser entrer aux youkais qui auraient senti ma présence. Néanmoins je préférais passer par le plafond où on entreposait quelques caisses parfois mais l'espace était assez grand pour au moins y ramper. Légère, rapide et fine, je me faufilais en écoutant attentivement le moindre indice qui aurait pu m'indiquer où se trouvait ce jeune homme désireux de trahir son clan. Je le repérais grâce à un garde venu lui apporter une missive et pas très discrèt ni dans sa démarche, faisant ainsi claquer son épée contre son armure ni dans sa manière de parler à cause de son timbre qui portait loin. Mes oreilles ne décelaient rien si ce n'est le grattage d'une plume sur du papier. Tout mon corps lui sentait son aura démoniaque. Silencieusement, je déplacais une dalle devant moi laissant une ouverture assez grande pour que je puisse m'y glisser. En dessous se trouvait la chambre du seigneur en deux pièces séparée par des paravents, l'une contenait son futon, l'autre sa table basse où il écrivait en ce moment et il ne semblait pas d'humeur à dormir ce soir.

Par rapport à lui, j'étais quelques pas en arrière, pile dans l'axe de son dos. Mes mains se tinrent sur le bord et je me laissais glisser en avant, contractant les muscles de mes bras pour ralentir ma descente. Mes jambes, parfaitement droites passèrent sans toucher les autres bords, sans faire craquer le doigt puis une fois dans le vide, je lâchais prise et me laissais tomber sur le parquet sans un bruit. Mais bien sur, lui aussi avait senti ma présence et il était resté volontairement silencieux sans se retourner pour me prouver qu'il n'avait pas peur de me tourner le dos, à moi, celle supposée être son ennemie. Je me souviens parfaitement encore de ses mots qu'il prononca, et de sa voix calme et assurée, voire douce. Il se retourna et me regarda dans les yeux.

Dame Yin Ren, je ne pensais pas vous voir ici si tôt. On m'a fait beaucoup d'éloges à votre sujet quant à votre efficacité et je dois avouer que le silence dans lequel vous êtes arrivé en est une preuve. Si je n'avais pas été youkai, jamais je n'aurais su que quelqu'un se trouvait derrière moi.

Il s'inclina.

Akemi Ryôsei, pour vous servir.

Sans savoir pourquoi, je ne sus que répondre. La manière dont il m'avait fixé avant de s'incliner m'avait perturbé... Ses yeux bleus océan semblaient pénétrer au fond des miens et sa voix était parfaitement maitrisée. Je suis également incapable de dire si mon visage avait laissé entrevoir quelque chose, en tout cas, il ne m'en tint pas rigueur. Finalement je retrouvai la parole.

Yin Ren, vous avez demandé à me voir pour négocier?
En effet et je suis sur que je vous interesse de par mes connaissances sur l'organisation de mon clan et par mes connaissances en stratégie.
Il est vrai que votre position vous rend précieux pour votre famille et vous seriez une perte irremplacable pour eux mais pourquoi un tel choix?

Il ne répondit pas tout de suite, s'approcha de moi, me fixa encore (il me dépassait de presque une tête). Il était si proche que je sentais son souffle sur mon épaule et mon dos quand il passa derrière moi, effleurant mes cheveux attachés de ses doigts fins. Bien qu'il ait une apparence humanoïde comme moi, il possédait néanmoins des oreilles fines et pointues, des cheveux noirs aux reflets bleus possédant même quelques mèches grises et qui lui arrivaient jusqu'aux hanches et ses yeux tout à l'heure bleus océan à la lumière étaient passés au gris.

"Ma famille"? Oh non, je ne suis pas chinois mais japonais. Si je suis venu dans ce beau pays, c'est pour acquérir des connaissances, et je les ai trouvé dans ce clan qui en échange de ce qu'il m'apprenait, utilisait mes pouvoirs à leurs fins... Mais il est étonnant que vous ne vous souveniez pas...
Me souvenir de quoi?
De probablement la seule personne que vous ayez épargniée.

Je ne pus cacher mon étonnement. Une personne que j'aurais épargnée alors que je devais la tuer? Impossible, je les avais toutes tuées, sans exception, de cela, j'étais certaine. Alors qui était-il? Son nom me disait quelque chose mais où l'avais-je entendu? Et quand? Mon regard cherchait désespérement un détail qui me permettrait de l'identifier tout comme le reste de mes sens mais rien si ce n'est cette désagréable impression qu'il m'était familier. J'avais déjà entendu cet accent étranger en plus. Qu'avait-il fait pour que je l'oublie ainsi? Un sourire apparut sur ses lèvres.

Je vais vous donner quelques indices.

Il était revenu devant moi et très lentement, se rapprocha de moi au point que je sentais son corps contre le mien. Une de ses mains se posa sur ma hanche gauche, et l'autre à droite, au niveau de mes côtes. J'étais comme paralysée et ne pouvais m'empècher de le laisser faire. Son souffle rencontrait la peau nue de mon cou à chaque expiration. Il remonta pour happer délicatement entre ses lèvres le lobe de mon oreille droite. Je frissonai cette fois. J'avais l'impression que sa simple présence arrivait à faire disparaitre ma volonté de me montrer impassible quelque soit les circonstances. Ses lèvres descendirent sur mon cou, l'effleuraient provoquant d'autres frissons. Il était si proche que je sentais les battements de son coeur et lui sentait probablement les miens qui s'étaient accélérés. Sur tout les hommes que j'avais connus jusque là, aucun n'avait fait preuve d'une telle sensualité avec autant de maîtrise. Certains l'avaient été mais ils étaient jeunes et maladroits alors que lui était l'inverse sans compter qu'il s'attardait précisément sur les parties de mon corps qui me faisaient le plus d'effets. J'adorais qu'on me prenne contre quelqu'un en mettant les mains sur mes hanches, j'aimais sentir les lèvres tièdes d'un homme sur mon cou. Je crus défaillir quand il descendit embrasser délicatement le dessus de mes seins non recouverts par ma robe puis quand il remonta m'embrasser avec ses lèvres douces.
Tout cela ne m'était pas inconnu. Un youkai que j'aurais du tuer mais que pourtant j'avais épargné pour ensuite passer la nuit dans son lit. Je le reconnaissais enfin et si je l'avais oublié c'était pour la simple raison que je n'aurais jamais du épargné quelqu'un qui m'avait vu après un meurtre. Si on l'avait su j'aurais été accusée de haute trahison et surement condamnée à mort par mon clan, par mon propre père qui n'ayant pas eu de fils, comptait énormément sur moi pour allier notre nom à une famille de tueurs d'une efficacité incomparable. S'il avait su ce que j'avais fait cette nuit là, alors que je devais avoir environ 27 ans pour un corps qui en paraissait 16. Je sais, cela semble contradictoire avec ce que j'ai dit avant, que mon premier assassinat fut à mes 100 ans mais en réalité, lors de la formation des jeunes tueurs, ces derniers sont envoyés avec leurs mentors accomplir des meurtres pour les habituer aux visions diverses du sang,...

Ce soir là, quand j'avais 27 ans, j'allais donc assassiner un fonctionnaire avec mon mentor dont j'étais supposée être la nièce, prête à être mariée. après l'assassinat de cette homme, les choses se compliquèrent car un garde donna l'alerte. Nous nous séparâmes pour brouiller les pistes et si je n'étais pas en mesure de pouvoir m'échapper ou tuer mes adversaires, je devais me tuer pour ne pas être capturée. Je passais par les toits, entrais dans les chambres par les fenètres jusqu'à tomber sur un jeune youkai. Immédiatement je sortis mes lames, prête à le tuer, et fonçai sur lui. Il se défendit et réussit à parer mes coups. D'autres gardes nous avaient entendus et allaient débarquer quand ce youkai me poussa de force dans une armoire en me disant de me taire. Les gardes entrèrent et le youkai hurla que j'avais pris la fuite par le toit. Ils ressortirent. J'étais débordée et pensant que ce jeune homme qui malgré tout venait de m'épargner une capture, allait me capturer par lui même. Je me préparais à me suicider quand il ouvrit l'armoire et m'immobilisa avant que je pus faire quoique ce soit. Il m'enleva mes armes et me dit que mon maitre avait réussi à s'enfuir mais qu'il était trop tard pour que je parte maintenant et qu'il faudrait que j'attende l'aube pour qu'il me fasse sortir. Une incompréhension totale envahit mon esprit jusqu'à ce qu'il se présente à moi et m'explique qu'il était un otage ici même s'il servait le fonctionnaire que nous venions d'assassiner. Il m'avait trouvé à cause de mon youki et avait décidé de m'aider car je pouvais l'aider. N'ayant pas le choix je restais avec lui dans cette chambre sous ma réelle apparence. Je le détaillais sans relâche, nous nous abstenions de parler. Il apporta un repas pour moi ainsi que des vêtements appartenant aux servantes pour que je puisse sortir le lendemain. Au moindre signe suspect, je l'aurais tué m'ayant rendu mes armes mais il demeura calme. Comme moi, il faisait encore jeune mais dans son regard se lisait une grande détermination. Il m'invita à me changer pour ne pas perdre de temps à l'aube. Je m'executais tandis qu'il tournait le dos mais alors que j'étais occupée avec mon obi qui ne voulait pas se mettre en place comme je le voulais, il se glissa derrière moi et colla mon dos contre son torse. Tout de suite je désirais lui trancher la gorge mais une de ses mains placée sous ma gorge fit basculer ma tête en arrière sur son épaule pour qu'il puisse caresser mon cou de ses lèvres. Je l'avoue, j'étais encore vierge et je désirais le rester encore un bout de temps pour entrer dans le Gynécée Impérial.
Mais ce soir là, il avait décidé de simplement me caresser et sa manière de faire était si subtile et experte malgré son âge, que je me laissais faire. Tout mon corps sentit donc ses mains et ses lèvres et y succomba. Tout prit fin aux premières lueurs du soleil. Nous sommes sortis donc sans encombres, lui prétextant qu'il partait enquêter sur l'assassin de son maître avec une servante. A la sortie de la ville chacun suivit sa route pour ne plus jamais se revoir, normalement.

Plus de cent ans plus tard, je le retrouvai. Une fois de plus, je devais me battre contre une autre youkai du gynécée impérial en dehors de la Cité. Je la tuais mais non sans quelques blessures. Reprenant forme humaine et mes riches habits de concubine, j'allais dans une auberge proche demander une chambre où mes blessures auraient guéri d'elles même en toute discrètion, sans être sous le regard des autres femmes et des autres youkai. Le propriétaire s'expliqua avec forces révérences que toutes les chambres étaient prises et qu'il en était de même pour le reste des auberges de la capitale à cause d'un concours organisé trois jours plus tard. J'explosais sous la colère. Comment pouvait-on refuser une chambre à une dame de ma condition? J'exigeai qu'on expulse quelqu'un pour me donner sa chambre. L'humain resta silencieux, agenouillé devant moi, le visage face contre terre, face à un dilemne. Une seule voix s'éleva dans la salle. Une voix que je reconnus que trop bien avec son accent étranger. Il s'inclina devant moi, se présenta pour préserver ma couverture et déclara que si je le souhaitais sa chambre était à moi. J'acceptai et montai dans la chambre où il n'avait pas encore déballé ses affaires. Tout le monde croyant qu'il était partit, il entra par la fenêtre et me proposa son aide pour soigner mes blessures qui ne saignaient déjà plus mais mettaient du temps à se refermer. Là encore je ne pus refuser, épuisée par le combat et ma colère précédente. C'est ainsi, allongée sur le futon, à moitié deshabillée, les blessures pansées qu'il reprit ses caresses. Moins naïve que la dernière fois et moins coincée surtout, je répondis à ses mains, désireuse d'aller plus loin que la dernière fois, d'aller jusqu'au bout.
Une fois de plus, nous nous quittâmes à l'aube après avoir mis les choses au clair: cette nuit passée tout les deux serait la seule et la dernière, nous ne devions plus jamais nous rencontrer.
Je pensais qu'il respecterait cette promesse et je l'avais oublié, jusqu'à ce jour-là.

Alors, te souviens-tu de l'homme qui te déflora?
Malheureusement oui, on s'était promis de ne jamais nous revoir encore. Et pourtant tu as tout fait pour qu'on se retrouve. Tiens-tu à ce point que je perde la vie? Bien que cinq siècles soient passés mon père considèrera toujours ta survie comme un acte de trahison et me tuera.
Ce n'est pas ce que je désire. Mais dés le jour où je t'ai vu refranchir les murs de la Cité interdite pour rejoindre le gynécée, j'ai toujours recherché ton youki sur toutes les autres femmes que j'ai pu avoir sans qu'aucune d'elle ne puisse me satisfaire.
Je n'ai pas toute la nuit cette fois, que veux-tu exactement en échange de ta trahison?
Je veux que tu m'épouses.

Impossible de me retenir, je le giflai et reculai pour décoller son corps, ses mains et ses lèvres de mon corps. Je lâchai d'un ton froid et sec.

Je ne suis pas le genre de femme à rester gentiment à la maison éduquer les enfants! Faire de moi une femme au foyer? Et puis quoi encore? J'ai enfin trouvé ma liberté ce n'est pas pour la reperdre au profit d'un youkai qui pense que le fait de m'avoir défloré il y a cinq cent ans lui donne tout les droits sur moi!
Je ne comptais pas t'empècher de continuer tes assassinats, au contraire. Et crois-tu que tu m'aurais laissé te toucher, t'approcher, t'embrasser sans ressentir quelque chose pour moi? De plus tu n'as même pas essayé de m'empoisonner, sinon j'en ressentirais déjà les effets non?

Qu'insinuait-il? Que je l'aimais? Je ne m'étais jamais penchée sur le sujet, ça ne m'interessait pas et je ne pouvais pas m'attarder sur cela de toute manière. Et pourtant ses arguments étaient valables et me remettaient en cause. Mais je n'en oubliais pas moins la raison de ma venue ici. Quoiqu'il soit pour moi, je devais négocier pour l'intérêt du clan. D'un ton agacé je demandais:

Et quelles seraient les autres conditions?
Une fois mariés, tu devras m'être fidèle quoiqu'il arrive, même si cela doit compromettre un meurtre. Tu pourras continuer ton activité mais si je viens à partir, tu viendras avec moi.
Et je dois le présenter comme ça? "La dernière fois qu'il a couché avec moi il m'a trouvé satisfaisante et désire m'épouser désormais".
Tu te méprends. Dit plutôt "Il désire épouser la fille du chef du clan pour s'assurer qu'il ne sera pas trahis" puis tu énumères les sous conditions.

Il se rapprocha de moi et me recolla à lui tout en prenant mon visage entre ses mains.

Pense ce que tu veux mais je t'aime et je ne tolèrerai que tu puisses appartenir à quelqu'un d'autre, les cinq siècles qui se sont écoulés depuis la dernière fois me torturent déjà assez. Soit mienne, ou n'appartient à personne.

Il me ré-embrassa, aussi tendrement que la dernière fois. J'y prenais plaisir, je l'avoue et m'arrangeais même pour le prolonger. Mais mes obligations me rappelèrent à l'ordre. Je déclarais que je transmettrais tout à mon père et allait repartir par le même passage par lequel j'étais venue mais il me retint par les hanches alors que je m'étais déjà presque totalement hissée dans le sous plafond. J'avais oublié un rouleau. Il s'agissait en fait d'indications sur des youkais qui tentaient de tuer certains membres de notre clan. Il me donnait ses indications pour donner foi à son désir de trahir le clan qu'il servait pour m'avoir moi.
Quelques jours plus tard, j'arrivais chez père avec les documents. Il écouta les conditions de Ryôsei mais attendit de vérifier que ses informations soient exactes pour les accepter. Nous eumes peu de temps après la confirmation. Elles étaient vraies et la cible de ces tueurs n'était autre que le chef du clan, mon père. Il accepta donc les conditions du youkai. Ainsi, à 568 ans, je me retrouvais mariée avec l'obligation de rester fidèle à mon mari même dans l'exercice de mon métier sans savoir si j'éprouvais des sentiments à son égards et pour mon père, cela était inutile pour former un couple. Ce point me dérangeait étant donné que j'allais passer sans doute plusieurs siècles à ses côtés mais je m'habituai vite à sa présence et chaque nuit que nous passions ensemble jouait en sa faveur. Lui être fidèle devint vite une évidence pour moi et je refusais toutes les avances des autres qui tentaient de m'avoir bien que mariée. De plus, grâce à lui nous réussîmes à anéantir le clan ennemi dont il faisait parti. Mes contrats néanmoins, restaient tout aussi prenants car bien que mariée, je restais au service de mon clan.

Vingts années après notre mariage pourtant, mon père fut tué par un youkai japonais. Je décidai d'aller le tuer et Ryôsei me suivit volontiers. Ses voyages récurrents entre son pays natal et la Chine nous aidèrent à trouver la route la plus rapide pour entrer au coeur du territoire de mon ennemi. Mon époux m'apprit le japonais pendant notre voyage. Nous partions juste avec nos vêtements, des armes et des chevaux, deux pour nous, et deux de bat. A 587 ans, désormais sans attaches dans mon pays natal, mon mariage ayant fait de moi un membre de la famille de mon mari, j'allais vivre dans un nouveau pays dont tout m'était iconnu ou presque.
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MessageSujet: Re: "Ce qui tombe du ciel, ce n'est pas de la pluie..."   Mar 24 Aoû - 16:43

Nous avons mis plusieurs mois avant d'atteindre la côte pour rejoindre le Japon car nous avancions à la vitesse de nos chevaux. Mais rien ne pressait. Ryôsei profita de ce temps pour m'apprendre sa langue maternelle qui n'était pas si difficile que cela. En revanche, il suggéra de changer les kanji de mon nom car d'après lui nous pourrions rencontrer des érudits qui reconnaitraient la signification de mon vrai nom. Heureusement des kanji différents pouvaient avoir la même prononciation aussi on décida que 'Yin' serait désormais écrit avec le kanji signifiant "chant" en revanche 'Ren' n'avait d'équivalent "valable" qui irait avec mon prénom... Il y en avait tout de même un que préférait Ryôsei qui signifiait "être enceinte". En effet, une des raisons qui avait poussé le youkai à mettre pour condition du contrat que je devais lui être fidèle en toutes circonstances était pour la légitimité des enfants, pour être sûr qu'il était le père. De mon côté je n'abordais pas le sujet, ce n'était pas pour moi. Pour mon nom finalement, on en choisit un japonais qui faisait plus acceuillant que l'originel: Aika Kiyoi. Aika voulait dire "lamentation, complainte, chant funèbre, élégie" et Kiyoi "pur, limpide, clair, innocent" bien que Kiyoi disparaissait souvent au profit du nom de mon époux.
Il n'y eut aucun accident majeur sur la route. Je demandais souvent la route empruntée par le youkai japonais assassin de mon père dans les villages traversés tandis que sur les routes nous devions prendre garde aux bandits. Il n'était donc pas rare que nous nous mélions à des convois de marchands pour limiter les risques, notre moyen de payer notre voyage étant d'assurer la sécurité du convoi, les humains découvrant sans problèmes que nous n'étions pas comme eux. Sur ce sujet, nous ne nous cachions pas. C'était inutile bien que certains accrochages eurent lieu avec quelques chasseurs de démons et des mercenaires. Il y eut évidemment quelques morts mais que voulez-vous....c'est dur de résister à plus de 500 ans d'automatismes de tueur...

Vint ensuite la côte et le port où nous devions embarquer. Le bâteau semblait minuscule à côté de l'immensité de la mer mais s'ils venaient à y avoir un problème, ce ne seraient pas les youkais qui en pâtiraient le plus. Comparé au voyage par la terre, celui par mer se passa rapidement, du moins sur le plan rationel car pour moi ce fut une éternité. en effet, imaginez vous être la seule femme sur tout un navire composé d'hommes qui passent plus leur temps en mer à transporter des marchandises que des personnes, automatiquement dés qu'ils voient une femme celle-ci devient leur unique centre d'intérêt et ce qu'importe sa nature. Je dus donc constamment subir leurs avances... Ma "prestance" comme ils disaient, les passionait. Il est vrai que prendre la mer avec minimum quatre couches d'étoffe est assez encombrant surtout si on se met à l'avant du bâteau et qu'il y a des vagues donc qui gorgent les vêtements d'eau et les alourdit. J'usais de toutes mes forces pour ne pas les corriger car nous avions besoin d'eux pour manoeuvrer cette embarcation mais cela devenait de plus en plus difficile au fur et à mesure des jours. Heureusement Ryôsei n'était jamais bien loin et lui n'hésitait pas à remettre ces mécréants à leur place sans toutefois les tuer comme je l'aurais fait. Nous nous ennuyons aussi parfois... Car à part regarder la mer et regarder la mer, il n'y a pas beaucoup d'occupations, alors avec mon mari nous nous entrainions au combat au corps à corps. Ces combats qui ne duraient même pas une heure par jour étaient de vrais petits évènements pour les marins qui y voyaient surtout l'occasion de me voir en enue plus légère qu'en temps normaux. Beaucoup d'entre eux furent d'ailleurs refroidis quand ils virent la force qu'une youkai pouvait posséder et encore... nous ne combattions qu'à mains nues. Ryô réussit à me briser une côté et un poignet une fois ce qui ne me fit pas oublier qu'être tueur à gages ne signifiait pas forcément être le plus fort.

Enfin le Japon nous ouvrit ses portes. Je ne vis pas de grandes différences avec mon pays si ce n'est la langue et ce n'était pas plus mal. A peine arrivés, je tins à visiter la capitale et le palais impérial afin de la comparer à la Cité Interdite. Et le moins que je puisse dire, est que je fus déçue mais au moins cela confirmait que la Chine demeurait le plus grand pays au monde et je n'en étais pas peu fière. D'autant plus que dans ce nouveau pays, nous, youkai, étaient très mal vus. Alors que nous voulions dormir dans une auberge, on nous refusa l'accès et appela la garde parce que nous étions ce que nous étions. Je fis quand même mon petit scandale tout en chinois et qui me fit du bien, bien que personne n'en comprit un mot. Ils comprirent néanmoins mon geste lorsque j'envoyais valser le capitaine de la garde au bout de la rue (qui n'étaient qu'à trois-quatre bâtiments plus loin). Impassible et tenant les chevaux, mon mari ne prononça pas un mot et me laissa faire se disant que de toute manière, si je ne l'avais pas fait, il s'en serait occupé.
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