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 The twisted watch-making...

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AuteurMessage
Maxeen
he Daugher of Ice...
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Nombre de messages : 28
Localisation : In a different world, in the twisted watch-making...
Date d'inscription : 18/12/2010

Votre personnage
Age: 18 ans physiquement, mais par la suite...
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MessageSujet: The twisted watch-making...   Mar 21 Déc - 14:36

Le jour peu à peu se décolorait, et la nuit envieuse et gourmande léchait de sa sombre langue les couleurs chaudes que le soleil avait laissé derrière lui avait de disparaître. Elle savourait lentement les couleurs, tandis que sa langue s’imprégnait sur son repas. Puis après le rouge violent et flamboyant vint le bleu sombre et apaisant. Tout était calme, bien que l'on commençait à redouter la pluie et que le gens s'empressaient de rentrer chez eux. Puis quelques gouttes tombèrent, pour former quelques petites flaques d'eau. Et les larmes des cieux devinrent de plus en plus présentes, tombants à une vitesse folle. Plus personne dans les rues, ou presque. Juste quelques fantômes errants, comme fatigués. L'ennui les avaient enveloppé de son doux et paresseux manteau, et leur conscience s'était éteinte. Ces personnes ressemblaient à des morts, bien que marchants. Mais leurs pas lourds et lents faisaient douter du fait que la vie les habitait: cette chose si précieuse à l'Homme était-elle partit de leur corps? Où s'était-elle assoupie sous le manteau gris de l'ennui?

La vie. Elle ne savait plus ce qu'elle était, cette chose précieuse à l'Homme. Depuis combien de temps déjà l'avait-elle oubliée? Cette chose précieuse, qui à tout jamais l'avait quittée...? Même ces objets du temps, tous autour d'elle, ne pouvait l'éclairer: cela faisait déjà plusieurs années, voire même siècle, que la vie l'avait quitté à cause des ondoyantes flammes. Ce souvenir ne lui était plus douloureux: il lui arrivait même qu'il soit d'un véritable soulagement... Tellement soulageant que les larmes perlaient de ses yeux pour couler et tomber sur le plancher en bois sombre de la pièce. Car même si son corps, d'une blancheur presque transparente, était tout à fait vivant, cela ne l'empêchait pas de savoir que la vie ne l'habitait plus depuis déjà très longtemps... Trop longtemps. Bien qu'elle ne ressentait jamais rien, il arrivait que ces perles d'eau salée coulent de son visage. Elle ne savait pas pourquoi: ce n'était pas de l'eau de pluie, ce n'était pas de l'eau de mer. Mais qu'était-ce? Juste des pleurs sans sens, se disait-elle. Ces pleurs la laissaient toujours indifférente et n'alternaient en rien son caractère...

Dans le fond, tous les souvenirs, au fil du temps, se tordent. Ils deviennent difformes, et des cicatrices se forment, laissent place à des morceaux cassés jusqu'à que la poupée se brise définitivement. Telle était la réalité de ce monde, sans pitié envers ceux qui ne demandent que la mort; bien qu'elle ne l'ai jamais demandée. Car lorsque la faucheuse pointe son arme de mort sur l'âme en souffrance, cette dernière n'est déjà plus en vie: le corps abandonne l'âme. Et cette boutique, ce souvenir qu'a laissé le vieil homme, est déjà tordue de toutes parts: les horloges et les montres se modernisent, et ces vieilles et antiques montres n'attirent plus que par leur "originalité". Ce ne sont plus que des décorations, n'attirants plus personne. Ce ne sont plus que des souvenirs, tordus et n'attirants personne...

Elle les regardait, ces objets du temps. Indifférente, glaciale, son regard si étrange se posait sur diverses montres et horloges. Pas une trace de poussière. En effet, elle venait juste de les nettoyer, avant que la pluie de la nuit ne tombe. Puis elle s'approcha du comptoir où était exposé une vieille machine où étaient gardés les futilités de l'Homme: l'argent. C'était quelque chose que l'on pouvait échanger contre une autre, tout simplement. La jeune fille n'y voyait pas d'intérêt. En effet, elle ne cherchait pas la richesse: cela ne lui servirait à rien. Les besoins humains étaient pour elle quelque chose d'inutile. Elle ne ressentait plus la soif, ni la faim, et ce depuis bien longtemps. C'est pour cela qu'à chaque fois elle doutait du fait qu'elle avait un corps.

Ses cheveux d'argents volants légèrement à chacun de ses pas, rendaient à son apparence un effet étrange, celui d'un mirage ou d'un fantôme. Dans un sens, cela était véridique. Elle était bien un fantôme, ou plutôt un esprit. A cela rien n'y changera, le passé était révolu et le futur de même. Oui, jusqu'au futur...
Les ombres l’entourant, elle alluma une bougie. Une simple bougie, dont la flamme la fascinait. Alors elle s'assit sur une chaise, derrière le comptoir courbée, le menton dans ses bras, regardant la flamme rouge et orange de la bougie. La flamme se reflétant dans ses yeux bicolores, qui prenaient chacun l'image de cette lueur, elle restait glaciale bien que la chaleur la touchait de tout son saoul. Une petite chaleur, une petite lueur, tandis que son œil bleu prenait quelques nuances empoisonnée et son œil gris des nuances ensanglantés...

Soudain, la jeune fille entendit la pluie tomber de plus belle. La porte s'était ouverte, le carillon venait de sonner avec ses plusieurs sons dissonants, ce qui eu le don de donner un sentiment de vague colère à la jeune qui ne supportait point que l'on vienne la déranger, bien qu'elle ne faisait rien de particulier. Mais qui donc venait en cette vieille horlogerie? Le bruit de pas la fit se redresser, faisant onduler de plus belle la flamme orangée. Le carillon se tut, la porte se referma. Cette "visite" ne surprenait nullement la jeune fille. Sa chemise blanche effleura le comptoir, tandis que ses bottes noirs permettaient à ses pas de résonner doucement, d'un bruit sourd, sur le sol de bois sombre...

    -Bienvenue...


Le ton froid de cette voix aurait put glacer n'importe qui. En effet, la jeune fille souhaitait se débarrasser de la personne pénétrant son univers tordu: mais elle savait déjà qu'il en serait autrement. Puis le "tic-tac" des horloges vinrent couvrir le silence, jusqu'à que toute se mettent à chanter la nouvelle heure...

_________________
« Doucement elle trompe,
Tendrement elle s'estompe,
Laissant un baiser couleur sang,
Déposée sur le corps blanc,
La mort s'en est aller,
La mort a embrassée puis tué,
Mais ce n'est que la nuit seulement,
Le jour revient et se cachant,
La mort reviendra certainement,
Commettre ce méfait sanglant... »
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